• L’épouse de Rick Warren et co-fondatrice de l’église de Saddleback a partagé son coeur et la vision qu’elle a reçue, au sujet des chrétiens qui luttent avec une pathologie psychiatrique au sein même de l’église.

    Le couple avait été lourdement éprouvé en 2013, au moment où leur plus jeune fils Matthew, s’était brutalement donné la mort à seulement 27 ans, après avoir lutté depuis sa naissance avec une maladie mentale. Le jeune homme intellectuellement brillant était régulièrement en proie à la dépression et aux pensées suicidaires. Médecins, psychiatres, conseillers et prières n’étaient jamais venus à bout des troubles de Matthew, au point qu’il choisisse de s’ôter la vie délibérément. Au moment de l’annonce de son décès, Rick Warren avait relayé un échange avec son fils.

    « Je n’oublierai jamais, il y a de nombreuses années, après un nouvel échec de thérapie, Matthew m’avait dit : ‘Papa, je sais que je vais aller au ciel. Pourquoi ne puis-je pas simplement mourir et en finir avec mes souffrances ?' »

    Lire la suite :

    https://www.infochretienne.com/kay-et-rick-warren-evoquent-le-suicide-de-leur-fils-et-sengagent-pour-ceux-qui-souffrent-de-maladies-mentales/

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  • Dans cet article du MONDE DES RELIGIONS, la journaliste met en valeur le pouvoir du Verbe de Jésus. Il s'agit d'un extrait de l'article.

     

     

    Leili Anvar, écrivaine. Docteur en littérature, maître de conférences aux Langues O’ (Inalco), auteure du Cantique des oiseaux d’Attâr (Diane de Selliers, 2012).

       D’où vient que je ne me lasse jamais de lire et de relire les Évangiles, canoniques ou apocryphes ? D’où vient le caractère inépuisable de ces récits, de ces paroles qui fécondent chaque jour de nouvelles interprétations ? D’où vient cette émotion, cette commotion, parfois, face au Verbe qui se fait chair dans la lecture ? Quelle est cette étrange alchimie ? « Notre cœur, se disent les deux disciples d’Emmaüs après avoir parlé, sans le savoir, au Christ ressuscité, notre cœur n’était-il pas tout brûlant au-dedans de nous, quand il nous parlait en chemin, quand il nous expliquait les Écritures ? » (Luc 24, 32). Il me semble que c’est, chaque fois, ce même processus qui est à l’œuvre. Parcourir les Évangiles, que l’on soit chrétien ou pas, et même croyant ou incroyant, c’est faire un bout de chemin avec le Christ. Et brûler. Car la parole, ici, se fait Présence, et consume les voiles de l’ignorance pour ne laisser place qu’à une lumière irradiante. Ça brûle. Je ne trouve pas d’autre mot pour dire cette expérience. « Notre cœur était tout brûlant au-dedans de nous », c’est-à-dire au plus intime de soi, là où règnent habituellement les ténèbres de l’inconscient. Et voilà que soudain, le flambeau du Verbe éclaire les profondeurs et, ce faisant, amorce le processus de guérison intérieure. Car Jésus est avant tout un médecin de l’âme. Un seul mot de lui peut guérir des plus graves maladies, et même de la mort : « Seigneur, dis seulement un mot et il sera guéri » (Matthieu 8, 5-10) ; il appose les mains sur les yeux des aveugles pour qu’ils voient ; il suffit que la femme hémorroïsse prenne la frange de son manteau pour qu’elle cesse de saigner ; il se rend au chevet de la petite fille et elle revient du sommeil de la mort ; la simple affirmation de sa volonté « purifie » les lépreux…
    Mon propos n’est pas ici de savoir si le Jésus historique a réellement guéri les corps de manière miraculeuse ou pas. Ce qui m’importe, c’est ce que ces récits nous disent des maladies de l’âme et du processus de guérison spirituelle. Les maux de l’âme sont les diverses formes que prend notre ignorance : aveuglement, surdité, paralysie, hémorragie, mort. Le péché n’est rien d’autre que le consentement à être infidèle et étranger à sa nature profonde, de s’éloigner de soi, du Verbe, du vrai. Cela est le seul vrai mal, la seule véritable mort.

    [...]

    La force des textes évangéliques vient de ce qu’ils font revenir « le Bien parmi nous ». Ils rendent palpable la conjonction du Verbe et de la Présence dans la figure du Christ, deux mille ans après son avènement. Pour peu, évidemment, que l’on accepte de s’abandonner afin que la rencontre puisse avoir lieu. La rencontre entre le Verbe et la foi, car à ceux qu’il guérit, le Nazaréen ne manque pas de rappeler que c’est « leur foi qui les a sauvés ».
    La rencontre entre le fils de l’Homme et soi, puisque :
    C’est à l’intérieur de vous
    qu’est le fils de l’Homme ;
    allez à Lui :
    ceux qui Le cherchent Le trouvent.
    (Évangile de Marie 8, 19-22)

     

     

     

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  •   Dans cet article, extrait du journal LE MONDE DES RELIGIONS, le journaliste explique à quel point la foi peut aider à se sentir mieux, à permettre le changement nécessaire en soi, la transmutation du plomb des vices en or des vertus.

     

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      Des études scientifiques de plus en plus nombreuses montrent la corrélation entre foi et guérison et confirment les observations faites depuis la nuit des temps : l’animal pensant qu’est l’homme a un rapport différent à la vie, à la maladie, à la mort, selon l’état de confiance dans lequel il se trouve. De la confiance en soi, en son thérapeute, en la science, en Dieu, en passant par les chemins de l’effet placebo, découle une question capitale : croire aide-t-il à guérir ? Quelles sont les influences de l’esprit – à travers par exemple la prière ou la méditation – sur le processus de guérison ? Quelle importance peuvent aussi avoir les propres convictions du médecin dans sa relation de soin et d’aide au malade ? Ces questions importantes éclairent d’un jour nouveau les questions essentielles : qu’est-ce que la maladie ? Que signifie « guérir » ?
    La guérison est toujours in fine une autoguérison : c’est le corps et l’esprit du malade qui produisent la guérison. C’est par la régénération cellulaire que le corps retrouve un équilibre qu’il avait perdu. Il est souvent utile, voire nécessaire, d’aider le corps malade par un acte thérapeutique et l’absorption de médicaments. Mais ceux-ci ne font qu’aider le processus d’autoguérison du patient. La dimension psychique, la foi, le moral, l’environnement relationnel, jouent aussi un rôle déterminant dans ce processus de guérison. C’est donc toute la personne qui est mobilisée pour guérir. L’équilibre du corps et de la psyché ne peut être rétabli sans un véritable engagement du malade à retrouver la santé, sans une confiance aux soins qu’on lui prodigue et éventuellement, pour certains, une confiance en la vie en général ou en une force supérieure bienveillante qui les aide. De même, parfois, une guérison, c’est-à-dire un retour à l’équilibre, ne peut se faire sans qu’il y ait aussi un changement dans l’environnement du malade : son rythme et son mode de vie, son alimentation, sa manière de respirer ou de traiter son corps, ses relations affectives, amicales, professionnelles. Car bien des maladies sont le symptôme local d’un déséquilibre plus global de la vie du patient. Si celui-ci n’en prend pas conscience, il ira de maladies en maladies, ou souffrira de maladies chroniques, de dépression, etc.
    Ce que les chemins de la guérison nous enseignent, c’est qu’on ne peut traiter un être humain comme une machine. On ne peut soigner une personne comme on répare un vélo, en changeant une roue voilée ou un pneu crevé. C’est la dimension sociale, affective et spirituelle de l’homme qui s’exprime dans la maladie et c’est cette dimension globale qu’il faut prendre en compte pour le soigner. Tant que nous n’aurons pas vraiment intégré cela, il y a des chances que la France reste encore longtemps championne du monde de la consommation d’anxiolytiques, d’antidépresseurs et du déficit de sa sécurité sociale.

    Editorial de Frédéric Lenoir

    Lien vers l'article, extrait du MONDE DES RELIGIONS

    http://www.lemondedesreligions.fr/chroniques/editorial/l-homme-global-01-07-2012-2601_161.php

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  •  

    Traduction d’un article écrit par un universitaire et auteur canadien qui souffre de la schizophrénie et qui continue à travailler et à vivre grâce à un traitement. Il insiste sur la nécessité pour l’Eglise d’accueillir les malades et de les encourager à poursuivre leur traitement.

     

    La schizophrénie, c’est une maladie, ce n’est pas une personne.

     

    Soutenez, ne fuyez pas une âme aux prises avec telle ou telle maladie mentale « et protégez-nous de toute angoisse »

     

    Par AUSTIN MARDON,

     

    En exclusivité pour WCR.

     

    Un des problèmes les plus graves que peut rencontrer une famille, c’est la maladie mentale. Lorsqu’un des membres de la famille est atteint d’une maladie physique grave, les amis de la famille, les voisins et les paroissiens se rassemblent pour soutenir la famille.Lorsque la maladie est la schizophrénie, cette générosité peut disparaitre subitement. Une mère qui apprend que son enfant est atteint d’une maladie mentale grave entame un voyage pour la vie le long d’un chemin que bien peu suivent.

     

    Tout espoir disparait

     

    Les rêves que fait toute mère pour son enfant, l’école, la carrière, le mariage et les enfants semblent devenir irréalisables.

    L’espoir et la foi peuvent en être les victimes.Vingt pour cent de l’ensemble de la population sera atteint d’une maladie mentale à un moment quelconque de sa vie. La maladie mentale est quelque chose de grave. Appartenir à une communauté de foi peut faire toute la différence entre la perte de tout espoir et le fait de pouvoir se charger d’un fardeau.

    Un des aspects les plus impressionnants de la schizophrénie, c’est qu’elle atteint un pour cent de la population. 40 pour cent des schizophrènes font une tentative de suicide et 10 pour cent la réussissent.Elle se caractérise par des hallucinations, des délires et des modifications de l’apparence des émotions pour les deux tiers des personnes qui en souffrent. Elle nécessite une prise de médicaments toute au long de la vie.

    Lorsque des rechutes surviennent, dans la majorité des cas, c’est le résultat de l’arrêt des médicaments. Ce que les communautés de foi catholiques peuvent faire de mieux pour venir en aide à un schizophrène, c’est de l’encourager à prendre ses médicaments afin qu’il reste en bonne santé.

     

    La Schizophrenia Society of Canada (SSC) (1-888-772-4673) et la Canadian Mental Health Association (CMHA) (1-416-484-7750) sont les deux plus importantes associations de défense et de soutien des familles et des victimes de la schizophrénie dans l’ensemble du Canada.

     

    Le Dr John Gray, président de la SSC déclare : « il est maintenant reconnu que la schizophrénie est une maladie du cerveau qui se soigne ». Pour beaucoup, afin de rester en bonne santé après un traitement initial, il faut des encouragements à la poursuite de la prise des médicaments.

    Robert Campbell, président national de la CMHA, dit que la schizophrénie est une maladie chronique qu’on peut traiter par des médicaments appropriés et par le soutien de la communauté.

     

    Ces deux agences nationales de santé mentale pensent que l’Eglise peut venir en aide aux personnes malades mentales par du soutien et en encourageant les familles à rechercher un traitement précoce.

    L’archevêque d’Edmonton, Mgr Thomas Collins, dit qu’il est important que les schizophrènes et leurs familles soient inclus dans la vie de l’Eglise.

     

    « Toutes les Eglises devraient s’informer et comprendre la maladie mentale et tendre la main à tous ceux qui souffrent ainsi qu’à leur famille pour les inclure dans la vie de l’Eglise », déclare Mgr Collins. « La schizophrénie est une maladie réelle et grave qui devrait susciter de la sympathie plutôt que de la peur.

     

    J’ai publié récemment un article dans la revue interne archidiocésaine Inter Nos qui est envoyée à tous les prêtres de l’archidiocèse.

     

    La médecine en plus de la spiritualité

     

    L’article est un guide pour les prêtres qui se consacrent à des schizophrènes qui ont interrompu leur traitement. Il faudrait les encourager à rechercher une aide tout autant médicale que spirituelle.

    Il est extrêmement important que les schizophrènes prennent leur traitement antipsychotique. On peut comparer cela avec les diabétiques qui doivent prendre de l’insuline. Ce sont deux maladies chroniques qui nécessitent une surveillance médicale toute la vie, une observation des traitements et parfois des hospitalisations. Ne pas s’y conformer peut entrainer des handicaps ou la mort.

    J’ai obtenu trois diplômes universitaires et j’ai été explorateur en Antarctique avant de souffrir d’un épisode de psychose schizophrénique en 1992. Depuis le diagnostic de schizophrénie, j’ai reçu trois décorations, j’ai publié plus de 100 articles dans des revues telles que Nature et Science et j’ai écrit plusieurs livres.

    J’ai aussi suivi une formation à distance pour obtenir un doctorat en géographie en dépit de la schizophrénie. J’ai pu réussir beaucoup de choses dans la vie parce que j’ai pris régulièrement mon traitement.

    Les autorités estiment qu’environ 30 pourcent des SDF sont atteints de maladie mentale grave. Cela représente un grand nombre de personnes à Edmonton qui compte 1900 personnes absolument sans abri.

    Quel potentiel est perdu par la société à cause de l’inobservance des traitements chez ceux qui souffrent de schizophrénie. Combien sont-ils ceux qui sont perdus à cause de cette tragédie qu’est la schizophrénie ? Est-ce que le Christ les rejetterait comme nous le faisons parfois ?

    (Austin Mardon est membre de la Schizophrenia Society of Canada et de la Canadian Mental Health Association, téléphone 780-378-0063.)

     

    Contact

     

    Austin Mardon
    http://www.catholic.org , CA
    Austin Mardon - Freelance Writer, 780 378-0063

     

    Email

     

    amardon@shaw.ca

     

     

     

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  • Le Père André Marie dans cette vidéo rappelle l'importance de cultiver la paix, la beauté, l'amour. Il travaille pour nourrir les pauvres de Madagascar, donne de son temps afin de favoriser la paix dans le monde. Il apporte sa pierre à l'édifice. Voir cette vidéo calme l'esprit, nous reconnecte avec l'essentiel: la douceur et la tendresse. Il rappelle aussi tout ce que l'homme peut faire de beau et de bien. Le Père André Marie ajoute que dans le Coran, on trouve 99 fois le mot AMOUR. Ses paroles sont donc apaisantes et font oublier le temps de 15 minutes, les difficultés de la vie, les gouffres du Mal. Il a été inspiré par Hildegarde de Bingen (bénédictine du IX ème siècle) qui aimait parler des bienfaits des pierres précieuses. Il revisite son oeuvre et la fait vivre plusieurs siècles plus tard, car à ses dons artistiques.

     

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