• La vidéo (émission de France Culture "Des Racines et des ailes") parle d'une pianiste qui s'est initiée au chamanisme en Mongolie: Corine Sombrun. Elle a voulu ensuite comprendre ces états de conscience modifiés auprès de scientifiques reconnus. Elle en parle dans cette vidéo de près d'une heure à la 35 ème minute. Les scientifiques ont constaté que lorsqu'elle entrait en transe, son cerveau ressemblait tout à la fois à ceux qui souffrent de dépression, d'état maniaque et de schizophrénie. Si vous voulez bien comprendre ce qu'elle explique, il faut regarder à partir de la 34 ème minute. Les scientifiques constatent qu'en dehors de la transe, le cerveau de la jeune femme est sain, mais pendant ce moment, il se modifie énormément.

    Corine Sombrun, dans ces états de transe est capable de visualiser les parties du corps d'un autre qui sont touchées par la maladie et grâce à des sons émis par elle, à permettre à la personne d'aller mieux. Elle constate donc sa capacité à guérir, même si elle ne veut pas en faire une généralité pour éviter l'émergence  des charlatans.

    A quoi sert la transe?

    Elle permet de sortir de notre ego, de ce à quoi nous sommes conditionnés depuis la naissance, par un cerveau poussé à la réflexion et non au développement de l'intuition, de la perception. Etre capable de s'ouvrir au monde, d'aller au-delà de nous. Antonin Artaud dit: "être capable d'atteindre cette réalité qui nous fuit". Corine Sombrun aime cette phrase. Lâcher l'égo fait peur et c'est pourtant lui qui nous sépare du  Tout, de cette réalité universelle qui nous relie ensemble. Il faut faire confiance à cette intelligence PERCEPTIVE. Pour la développer, il faut rêver.

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Cela peut paraître étonnant, il semble qu'un chien permet d'humaniser les soins en psychiatrie. C'est ce que développe Edith Chambenoit, infirmière psy dans son mémoire de fin d’études :

     

    « A la fin des années cinquante, Boris Levinson, psychologue pour enfants, reçoit à New York le jeune Johnny, considéré comme autiste par les médecins qui l’ont examiné. Le chien Jingles est par hasard présent dans le cabinet de consultation et se met à tourner autour de l’enfant, forçant son attention en le regardant, le reniflant, le frôlant. Et Johnny se met à le caresser, sous l’œil ahuri de ses parents et observateur du psychothérapeute. Lorsqu’il demande en fin d’entretien s’il pourra revenir jouer avec le « Dr Jingles », Levinson sent que quelque chose d’important vient de se produire… »

     

    Didier VERNAY, Le Chien partenaire de vies, p.19

     

     

    Lors d’un stage en hôpital de jour, (établissement accueillant une vingtaine de patients atteints essentiellement de schizophrénie, en phase de stabilisation), un lieu d’accueil convivial, qui ne ressemble en rien à un centre de soins, puisqu’il s’agit d’une maison ancienne traditionnelle, sont proposées différentes activités socio thérapeutiques « conventionnelles » : cuisine, tennis, théâtre, dessin, poterie.

     

    Par ailleurs, suite à son initiative, une infirmière persévérante, après de nombreuses négociations avec sa direction, réussit à intégrer son chien, une femelle labrador de 8 ans, comme chien visiteur auprès des patients de l’hôpital de jour.

               

    Pour ce faire, Patricia rencontra des difficultés pour obtenir l’autorisation de faire entrer sa chienne au sein de l’établissement. Sa direction, par manque de connaissance sur la médiation par l’animal, et du cadre bien réglementé de cette pratique, refusa ses deux premières demandes, évoquant la notion d’hygiène comme frein à la mise en place d’une telle activité. Ne se décourageant pas, l’IDE réitéra sa demande, avec comme support un projet d’activité associant l’animal, incluant la « charte du chien visiteur » (Annexe I). Sa requête fut enfin acceptée.

    Depuis ce jour, à raison d’une fois par semaine, le jeudi après midi, l’animal accompagne sa maîtresse dans l’établissement.

     

    La première fois où j’assistais à la rencontre de la chienne Léa et de Mr M, quelle ne fut pas ma surprise de voir ce patient schizophrène, d’ordinaire distant, peu expressif, secret, se ruer sur l’animal pour le caresser, lui parler et même l’embrasser !

     Durant une heure environ, il resta auprès de Léa qui était sagement couchée près du radiateur. J’étais très émue par cette relation très particulière qu’avait instauré ce patient avec cet animal. Ce jeune homme manifestait du plaisir au contact de l’animal, il souriait à Léa et paraissait apprécier sa présence, il semblait serein.

    Les jours qui ont suivi lorsque je voyais Mr M, on parlait de Léa, c’était pour moi un excellent moyen pour entrer en communication avec ce patient. L’infirmière m’expliqua que ce patient avait beaucoup progressé d’un point de vue relationnel et comportemental, depuis ses contacts réguliers avec la chienne.

     

    Interpellée par cette expérience peu commune, je décidais d’aller plus loin dans ma réflexion.

    J’avais assisté à une rencontre particulière entre un jeune homme, présentant un trouble grave de la personnalité : une schizophrénie, aux difficultés relationnelles certaines, et un chien : une femelle labrador retriever au tempérament très calme, d’une nature très sociable, dont la race est soigneusement choisie comme chien d’assistance pour son obéissance, sa flexibilité, son dévouement auprès de l’être humain, qui n’hésite pas à être les yeux de son maître si celui-ci présente une déficience visuelle, ou ses jambes quand il est dans un fauteuil roulant…

    Léa n’est pas là pour ces raisons, elle n’avait pas de rôle actif à jouer, elle était simplement invitée à partager pendant quelques heures la vie des patients de l’hôpital de jour : structure ouverte, qui est un lieu de vie avant tout, où les soignants ne portent pas de blouse, où l’ambiance est chaleureuse, une alternative à l’hospitalisation dont les objectifs sont le retour à l’autonomie, la resocialisation, le soutien et l’accompagnement des patients dans leur vie quotidienne.

    Sa maîtresse, Patricia, comptait sur sa seule présence au centre pour déclencher quelque chose de positif chez ses patients, et c’était chose faite.

     

    Car si on prend le temps d’observer ce patient et cet animal, on assiste à une tendre complicité, difficile de mettre des mots sur ces moments partagés, mais on note un changement positif dans le comportement du patient, et cela mérite toute notre attention  de soignant, notre objectif premier c’est l’ amélioration de son état de santé, et si l’animal de compagnie est à l’origine de cela, il ne faut pas le nier, au contraire il me semble fondamental d’aller plus loin dans cette recherche.

     

    Pour lire la suite de son mémoire, c’est ici :

     

    http://www.serpsy.org/etudiants/ecriture/edilou.html

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • L'histoire de ce chercheur montre les problèmes éthiques que posent certaines découvertes et les reconnaissances non méritées, comme en atteste la vidéo prise sur le site du MONDE sur" ces lauréats du nobel qui ne le méritaient pas". Egas Moniz est cité à 3 minutes 20 dans la vidéo. Prix nobel de médecine en 1949, cette récompense a ensuite été remise en question, le concernant.

    Quels sont les problèmes que ses recherches ont engendré?

     Egas Moniz est né le 29 novembre 1874 à Avanca et mort le 13 décembre 1955 à Lisbonne. C' est un neurologue, psychochirurgien, chercheur, professeur, écrivain et homme politique portugais. Il est connu notamment pour ses travaux sur l'angiographie cérébrale et aussi sur la leucotomie qui lui ont valu la moitié du prix Nobel de physiologie ou médecine en 1949. Il aborde dans son ouvrage A vida sexual (1901) la question de l'homosexualité et, la considérant comme une maladie mentale et une perversion, « qui mérite d'être traitée comme n'importe quelle autre », il préconise alors la lobotomie comme moyen de guérison. Cette opération pratiquée dans quelques pays, mais jamais généralisée, sera progressivement abandonnée dans les années 1960 en raison des séquelles neurologiques et cognitives induites, et parfois remplacée par des traitements médicamenteux.

     

    Voici le lien vers la vidéo (regarder à 3 minutes 20, moment où on parle  d'Egas Monis)

    http://www.lemonde.fr/videos/video/2015/10/07/ces-laureats-du-nobel-qui-ne-le-meritaient-pas_4784462_1669088.html

     

     

     

     

     

     

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • Dans le numéro

    N°15- Histoire de la folie à l’age moderne 1ère partie : "Grandeur et décadence de la psychiatrie"

    Ouvrage recensé :
    "UN MONDE DE FOUS"

    par Patrick Coupechoux, préface de Jean Oury

    Paris, Seuil, 2006

    une étude a été réalisée sur l'évolution de la psychiatrie en France dont voici un extrait:

     

     

     

    "L’apparition de ces médicaments, suivis de beaucoup d’autres dans les décennies suivantes, a deux conséquences. Tout d’abord, la situation des malades change considérablement à l’intérieur et à l’extérieur de l’hôpital. Dans la mesure où les états violents d’agitation sont mieux contrôlés et la fréquence des délires diminuée, les malades peuvent plus facilement communiquer avec leurs thérapeutes. Les médecins ont moins de réticence à faire sortir de l’hôpital des malades « stabilisés » par ces médicaments, donc moins susceptibles de troubler l’ordre public. Mais notons que dès 1952, bien avant l’apparition des neuroleptiques, Philippe Paumelle avait consacré son sujet de thèse à l’« essai du traitement collectif du quartier des agités » . En second lieu, ces découvertes ont des répercussions très importantes sur la psychiatrie elle-même. Ayant dorénavant leurs médicaments, observe Patrick Coupechoux, les psychiatres peuvent s’identifier au modèle médical classique auquel, finalement, ils rêvent. L’apparition des médicaments va donc permettre une plus grande assimilation de la psychiatrie à la médecine. Elle tend à renforcer le rôle des partisans d’une psychiatrie dite « biologique » avec le risque de transformer la psychiatrie en médecine du cerveau et le patient en un nouvel objet. C’est l’école qui domine très largement aujourd’hui, sous la houlette de la psychiatrie américaine.

    L’utilisation massive et sans discernement des médicaments non seulement par les psychiatres mais aussi par les généralistes a suscité et suscite encore des réactions. On parle de « camisole chimique ». Le professeur Edouard Zarifian, l’un des fondateurs de la psychiatrie biologique en France, explique qu’aucun médicament psychotrope n’a d’effet sur les troubles psychiques » . Certes les médicaments permettent au patient de sortir de la crise pendant laquelle toute communication est impossible, mais c’est à partir de ce moment-là que commence mon travail, explique aussi Pierre Delion . Jean Ayme fait remarquer que les médicaments ne sont pas les seuls à pouvoir permettre au patient de sortir de la crise, même si le Largactil est arrivé à point pour s’inscrire dans la démarche subversive de l’appareil de soin. La diminution de l’agitation, selon lui, a commencé bien plus tôt, avec les expériences de Daumézon, de Tosquelles et de quelques autres, parce que, dit-il, le nouveau regard sur la maladie mentale change la maladie mentale elle-même et son devenir."

     

    Lien vers l'article complet:

    http://agenda.ipc.univ-paris-diderot.fr/spip.php?article88

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire
  • La présentation de l'ouvrage ci-dessous, écrit par un neurologue, met en avant l'importance des émotions et des blessures émotives en cause dans toutes les maladies qu'elles soient physiques, psychiques ou psychosomatiques. Retrouver ces blessures, les nommer, les panser, c'est faire un pas vers la guérison, pour retrouver un équilibre perdu :

     

    "Ce livre propose une réflexion sur l'articulation psychosomatique de l'homme et particulièrement sur la maladie. Chaque être vivant est composé de cellules qui ont chacune en charge une fonction spécifique à assurer pour l'ensemble de l'organisme. Chez l'animal et chez l'homme, lorsque le sujet ressent de façon réelle ou symbolique qu'une fonction n'est pas assurée de façon satisfaisante (protection, nutrition, excrétion, reproduction...) son cerveau intervient pour modifier le fonctionnement des cellules chargées d'assurer cette fonction, et tenter de corriger la déficience réelle ou imaginaire. Cette modification biologique visant à une adaptation spécifique peut être perçue sous forme du symptôme. Pour l'homme pris dans sa globalité, les émotions correspondent à des fonctions biologiques " non satisfaites " depuis la petite enfance. Ces émotions et les ressentis qui les accompagnent constituent le fil d'Ariane pour comprendre toute maladie. Elles permettent à celui qui écoute la personne malade de l'aider à trouver le sens du symptôme. Car pour le cerveau qui l'a mise en route lorsque le sujet n'a pas résolu rapidement et de façon satisfaisante un conflit qu'il a vécu dans l'isolement, cette solution biologique qu'on appelle maladie ou malchance est toujours la meilleure solution."

     

    Présentation de l'ouvrage:

    Ecouter et comprendre la maladie- Pierre-Jean Thomas-Lamotte

    Partager via Gmail Yahoo!

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique