• Nous savons malheureusement que 10% des gens atteints de schizophrénie peuvent perdre la vie et ce, très tôt. Les malheurs n'arrivent pas qu'aux autres et la Mort est venue frapper mon compagnon qui souffrait de cette maladie. Seuls la prière et le pardon m'aident, dans la mesure où je crois en une vie après la mort. J'espère que dans l'au-delà il trouvera un hôpital spirituel, des guides angéliques qui lui permettront de retrouver la voie vers son âme et que sa souffrance pourra enfin s'apaiser. Voici une vidéo que j'ai créée en sa mémoire: une prière à l'Archange Jérémiel, passeur d'âme.

     

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  • Mon ami est mort autour du 3 avril 2018. Il souffrait de schizophrénie...Mais il était bien plus que cette maladie. Il m'a beaucoup apporté et je le regrette. J'ai adressé pour Lui une prière à l'archange St-Michel et j'ai senti qu'il l'aidait...

    La voici en vidéo:

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  • Très bel article avec une interview de Jean Vanier. Il raconte que les personnes en situation de handicap mental ont éveillé son coeur.


     

    Jean Vanier, fondateur de l'Arche

    Jean Vanier : « Lorsqu'on s'autorise à rencontrer l'autre, on trouve des trésors »

    Vivre ensemble n'est jamais simple, rencontrer l'autre toujours un défi. « Mais c'est ainsi que les coeurs s'ouvrent », observe Jean Vanier à l'intention des jeunes générations. Ce géant de douceur, fondateur des communautés de l'Arche, a fait de l'accueil l'oeuvre de sa vie. 

     

     

    C'est au détour d'une ruelle du village de Trosly-Breuil, dans l'Oise, qu'on aperçoit la petite maison en pierres blanches où tout a commencé. En 1964, Jean Vanier a ouvert son coeur et son foyer à Raphaël et Philippe, en situation de handicap mental. Cette maisonnette sans prétention devient alors le berceau de l'Arche, qui rassemble aujourd'hui quelque 150 communautés sur les cinq continents où vivent ensemble des personnes handicapées et des personnes valides. L'entretien a lieu dans le bureau de Jean Vanier, une petite pièce remplie de livres éparpillés ici et là et où sont affichées les photographies de quelques-uns de ses guides spirituels : la petite Thérèse, Christian de Chergé, le Mahatma Gandhi, etc. D'une pile de livres dépasse même une vieille carte postale à l'effigie de la reine d'Angleterre. Souvenir, peut-être, de l'époque où il servait dans la marine anglaise. Installé dans son grand fauteuil bleu, c'est un peu comme un grand-père que Jean Vanier s'adresse à moi, évoquant à force d'anecdotes ces dernières quatre-vingt-neuf années. La guerre d'abord, dès 1942, à bord du porte-avion Magnificent, sa thèse de philosophie, l'appel de Jésus, puis comment les personnes handicapées ont bouleversé sa vie. Toutes ses aventures et ses rencontres, avec Raphaël et Philippe, comme avec Mère Teresa et le pape François, tendent vers un même idéal : la paix, l'oeuvre de sa vie. Elle transparaît même dans sa voix, si douce pour sa silhouette de géant. C'est aussi l'essence du cri d'alarme qu'il souhaite adresser à la jeunesse avec son dernier livre aux allures de testament, Un cri se fait entendre*. Rencontre avec un géant d'humanité.

     

    Dès la première page de votre livre, vous indiquez que celui-ci est « né d'une urgence »...

     

    Nous sommes à une époque très particulière. Jusqu'à présent, le monde était dirigé par des groupes, politiques ou religieux, qui rivalisaient de puissance. Chaque communauté pensait qu'elle était la meilleure et que si tous finissaient par la rejoindre, par se convertir, le monde serait meilleur. Beaucoup pensent encore cela aujourd'hui. Mais la Seconde Guerre mondiale a révélé qu'un tel modèle mène aux violences les plus terribles et menace l'humanité tout entière. Nous n'avons plus le choix : nous devons trouver un moyen de nous entendre ! Les jeunes générations en ont de plus en plus conscience, ce qui explique la hausse de leur engagement associatif et leurs préférences politiques. Mélenchon, pour qui je n'ai pas beaucoup d'attrait personnellement, est très populaire chez les jeunes. Quand je leur demande pourquoi, ils m'expliquent qu'ils veulent simplement vivre ensemble. Je ne suis pas sûr que, si Mélenchon devient un jour président, ce sera le cas. Mais je reste frappé par la soif de vivre ensemble qu'ont ces jeunes. Ils ne veulent plus rivaliser avec l'autre, mais l'accueillir. Dans mon livre, je m'interroge donc sur le chemin de paix qu'il serait possible de construire aujourd'hui.

     

    Pourtant Donald Trump construit encore des murs, et des fractures continuent de se creuser partout dans le monde. Qu'est-ce qui vous fait penser que la paix entre les hommes est possible ?

     

    Les hommes n'ont pas tous la même religion ni le même avis politique, ils n'ont pas les mêmes forces ni les mêmes faiblesses. Mais on peut s'entendre, parce qu'on est tous humains. Il suffit pour cela de se rencontrer. Dans mon livre, j'évoque l'histoire tragique de ces mères, l'une Palestinienne, l'autre Israélienne, ayant toutes deux perdu leur fils, tué par l'ennemi. Ces deux femmes [Robi Damelin et Bushra Awad, ndlr] se sont rencontrées et se sont découvertes semblables dans leur humanité, en tant que mamans, face à la même souffrance. Elles ont écrit ensemble Nos larmes ont la même couleur (avec Anne Guion, Cherche Midi, 2015), un livre d'une grande force. La rencontre est le « filet de paix » auquel il faut se raccrocher.

     

    Est-ce ce besoin de rencontre qui a motivé la création de l'Arche en 1964 ?

     

    C'était même là le coeur du projet ! Rencontrer l'autre est toujours un défi. Mais dans un monde qui met en avant la performance, rencontrer l'autre fragile est encore plus difficile. Nous avons peur de la faiblesse, des gens de la rue, des femmes enfermées dans la prostitution, des homosexuels, des handicapés. Vivre ensemble ne peut pourtant pas faire exception des plus fragiles. J'ai très tôt eu conscience de cela. Horrifié par la soif de puissance d'Hitler, je me suis engagé à 13 ans dans la marine de guerre. Après huit ans de service, je suis parti étudier la philosophie éthique d'Aristote. En fait, c'est cela qui m'a toujours motivé : les questions éthiques, en particulier la protection des plus fragiles. Puis Jésus m'a appelé, alors je l'ai suivi. Il m'a amené jusqu'au Val fleuri, un centre d'accueil pour personnes avec un handicap mental créé à Trosly-Breuil. Les rencontres que j'y ai faites m'ont bouleversé. Je l'ai été plus encore quand j'ai appris les conditions de vie terribles des personnes handicapées dans les asiles. N'étant pas formé à la psychologie, je ne pouvais pas entrer dans ces institutions, et donc encore moins les changer. Je pouvais en revanche proposer à quelques personnes handicapées de venir vivre chez moi. Ce n'était pas grand chose, mais c'est ce que j'ai fait. J'ai accueilli Raphaël et Philippe, ensemble nous formions une famille. Puis d'autres ont suivi. C'est comme cela qu'est née l'Arche. Et elle a grandi très vite, jusqu'à aboutir à ce que l'on a aujourd'hui - 150 communautés, où certaines personnes vivent depuis quarante ans !

     

    Que vous apporte au quotidien la vie avec des personnes handicapées ?

     

    Lorsque j'ai créé l'Arche, je souhaitais prendre soin des personnes faibles. Mais ce n'était pas d'aide dont ces personnes avaient vraiment besoin. Toute leur vie, les handicapés ont connu le rejet et la souffrance, celle d'avoir été une déception pour leurs parents et de ne pouvoir avoir un avenir professionnel ou familial comme on l'entend habituellement. Chaque personne handicapée que j'ai rencontrée voulait donc simplement une chose : que quelqu'un soit heureux qu'elle existe. J'ai donc souhaité faire de l'Arche un lieu d'accueil et de rencontre. Et, crois-moi, lorsqu'on s'autorise à rencontrer l'autre, on découvre des trésors ! Au cours de ma vie avec des handicapés, j'ai découvert que ce sont des personnes dont les qualités intellectuelles sont certes diminuées, mais dont les qualités du coeur sont extraordinaires ! Bien sûr, la vie communautaire s'accompagne de tensions, liées au tempérament de chacun. Mais vivre à l'Arche, c'est d'abord vivre dans une grande joie : on s'amuse énormément, parce que nous avons le droit d'être fous (rires) ! Nous avons trop tendance à être sérieux au quotidien. Avec les personnes handicapées cependant, on peut rire aux éclats, danser, faire des bêtises. On est plus libres. Tu sais, en fin de compte, c'est moi qui ai le plus reçu de ces personnes, parce qu'elles ont éveillé mon coeur.

     

    Quel rôle a joué la religion dans l'aventure de l'Arche ?

     

    Tout ce que j'ai fait, je l'ai fait pour suivre Jésus, dans l'Église catholique. Mais ça, c'était moi. Rapidement des protestants ont rejoint l'Arche et ont souhaité exporter le modèle au Canada. Puis une communauté interreligieuse a vu le jour en Inde. Depuis l'origine de l'Arche, nous accueillons l'autre, non pas parce qu'il est de telle ou telle religion, mais parce qu'il est un humain.

     

    Mais la pluralité des religions au sein d'une communauté vient avec son lot de défis : comment permettre à chacun de vivre sa religion et d'être respecté dans sa foi au sein d'un même foyer ?

     

    Apprendre à respecter la différence et à vivre ensemble n'est jamais simple. Certains arrivent avec des préjugés, sur l'islam notamment. À l'Arche, nous souhaitons suivre la voie de Christian de Chergé, de Pierre Claverie [respectivement moine et prêtre assassinés en Algérie en 1996, ndlr], et tous ceux qui souhaitent accueillir l'islam comme une spiritualité avec laquelle il faut échanger, de même qu'avec les autres religions. On a alors proposé des solutions et on a fait des erreurs. Lors des grands rassemblements de l'Arche, où se mêlent catholiques, athées, musulmans, protestants et bouddhistes, nous proposons des temps de silence, pour que chacun puisse prier selon sa religion ou simplement repenser aux rencontres de la journée. Mais cela ne contente pas toujours tout le monde. Ce qui importe, c'est que l'on essaye de faire au mieux, en restant attentif à ce que chacun s'épanouisse.

     

    En marge de l'Arche, vous avez créé, avec Marie-Hélène Mathieu, le mouvement « Foi et Lumière »...

     

    En 1969, Marie-Hélène, qui était responsable de l'Office chrétien des personnes avec un handicap, est venue me rendre visite à Trosly pour me parler d'un couple dont les deux enfants sont handicapés. Lors d'un pèlerinage à Lourdes, aucun hôtel ne voulait les accueillir. Même à Lourdes les handicapés dérangent ! Nous avons donc décidé d'organiser nous-mêmes un pèlerinage. Après trois ans d'organisation, nous sommes partis à près de 12 000, dont 4 000 personnes en situation de handicap. Il y avait tellement de joie ! Nous avons même dansé sur l'esplanade ! J'en garde un souvenir merveilleux. À notre retour, de petits groupes ont vu le jour partout en France, puis dans le monde, et ont organisé de nouveaux pèlerinages. D'abord de tradition catholique, puis des protestants ont rejoint le mouvement.

     

    Votre livre est aussi une manière pour vous de « transmettre le flambeau » aux nouvelles générations. Quelles initiatives vous semblent aujourd'hui proches de l'esprit de l'Arche ?

     

    Accueillir et vivre avec les personnes fragiles est une vocation partagée par de nombreuses associations. C'est le cas de l'Association pour l'Amitié (Apa) et de Lazare, qui créent des colocations entre des personnes qui étaient sans domicile fixe et des personnes qui ne l'étaient pas. Comme à l'Arche, on découvre peu à peu que les gens de la rue sont en train de changer la vie des volontaires ! Il suffit de vivre ensemble... et toc ! Les coeurs s'ouvrent et des amitiés se créent. Nous sommes là dans une culture de la rencontre, résumée par le Secours catholique en l'an 2000 : ne pas « faire pour », mais « faire avec ».

     

    Quels conseils donneriez-vous à cette nouvelle génération ?

     

    Nous sommes dans un monde un peu spécial. Un monde de communication. Grâce aux téléphones et à Internet, on peut parler à quelqu'un en Sibérie et l'information nous est transmise en temps réel. C'est fabuleux. Mais à mesure que se développe la communication, on perd parfois de vue l'importance de la présence. Deux lycéennes venaient souvent travailler pour l'Arche à Trosly-Breuil. Elles passaient leur temps à courir, pour chercher les plats dans la cuisine, aider ici et là. Néanmoins, vivre à l'Arche, c'est aussi apprendre à ralentir, prendre le temps de s'asseoir un instant et de parler, de rire, de rencontrer. C'est ainsi que se tissent les relations humaines, c'est ainsi que l'on découvre que l'autre - qu'il soit handicapé ou non, sans domicile fixe ou non, de ma religion ou non - est un frère, une soeur. Il est primordial que les jeunes prennent au sérieux la présence. Il faut qu'ils soient attentifs à l'imprévu, aux hasards de la vie qui les mettent en contact avec un autre différent. Et il ne leur faut pas fuir devant cette rencontre ! Au contraire, il leur faut se laisser la chance de découvrir l'autre, en écoutant son histoire. Jésus m'en a donné la force. Puissent les jeunes la trouver aussi, que ce soit auprès de Jésus, de Mandela ou du Bouddha, de Mahomet ou de Gandhi.

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  • Voici l'article enfin terminé sur ce film dans lequel on découvre que l'amour peut sauver de la folie:

    http://folieetespoirblog.eklablog.com/la-maison-du-docteur-edwardes-1945-d-alfred-hitchcock-a132605308

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  • Voici un éditorial du MONDE qui parle d'un problème de santé publique inquiétant. A quand cette réforme des médecins afin qu'ils soient affectés en fonction des besoins des populations? La liberté a des conséquences graves sur la santé et l'égalité en France au niveau des soins. Quant aux dépassements d'honoraires, ils posent également problème.

    Gynécologie, pédiatrie, psychiatrie... l’inquiétante fracture sanitaire

    Editorial. Les Français ne sont pas égaux dans l’accès aux spécialistes libéraux. L’offre dans les grandes villes est sept à neuf fois supérieure à celle des communes isolées.

    LE MONDE | 27.12.2017 à 10h30 • Mis à jour le 27.12.2017 à 18h07

    Editorial du « Monde ». C’est devenu l’un des thèmes imposés des campagnes présidentielles. Au printemps, à nouveau, tous les candidats ont promis de s’attaquer au problème des « déserts médicaux ». Et pour cause : la pénurie de médecins généralistes ou de spécialistes libéraux ne cesse de s’étendre à de nouveaux pans du territoire. Si le nombre de généralistes diminue fortement, on n’a jamais compté autant de spécialistes en France. Mais tous ces praticiens sont de plus en plus concentrés dans les grandes villes et absents des zones périphériques.

     

    Rendez-vous difficiles, voire impossibles, à obtenir dans un délai raisonnable, dépassements d’honoraires parfois prohibitifs : les Français ne sont pas égaux dans l’accès aux pédiatres, psychiatres, ophtalmologues ou gynécologues. Pour ces deux dernières spécialités, l’offre disponible dans les grands pôles urbains est sept à neuf fois supérieure à celle des communes isolées, relevait ainsi en 2016 une étude du ministère de la santé.

    Aggravation attendue

    Cette « fracture sanitaire » a été précisément diagnostiquée par l’UFC-Que choisir en 2016. L’association de consommateurs a calculé, par exemple, que, en quatre ans, près de six Français sur dix (59 %) ont connu une réduction du nombre de gynécologues accessibles à moins de quarante-cinq minutes de route. L’enquête que Le Monde publie aujourd’hui confirme ces inégalités d’accès aux spécialistes de la santé des femmes.

    Cette situation pourrait continuer de s’aggraver dans les années à venir, certaines prévisions faisant état d’une diminution de 20 % entre 2012 et 2025 du nombre de pédiatres, ophtalmologues, gynécologues et psychiatres. Si l’on considère par ailleurs que le montant total des dépassements d’honoraires, toutes spécialités confondues, a atteint en 2016 le niveau record de 2,66 milliards d’euros, il faut se rendre à l’évidence et parler d’un échec français en matière de régulation des médecins libéraux.

    Inefficacité de la « plupart des aides financières »

    Les constats en ce sens s’accumulent. Le 29 novembre encore, la Cour des comptes dénonçait l’« aggravation des disparités territoriales » en matière d’accès aux soins, jugeant que « les politiques visant à corriger ces inégalités de répartition sont notoirement insuffisantes et coûteuses au regard des faibles résultats obtenus ». Quelques jours plus tard, le 13 décembre, le Conseil économique, social et environnemental (CESE) qualifiait à son tour d’« inefficaces » la « plupart des aides financières » à l’installation de médecins là où la pénurie est la plus criante.

    Alors que faire ? Faut-il, comme le préconisent la Cour des comptes et le CESE, introduire un « conventionnement sélectif » des médecins en secteur 2 (à honoraires libres), comme c’est déjà le cas pour les infirmières, les sages-femmes libérales ou les kinésithérapeutes ? Faut-il instaurer des règles de plafonnement des dépassements d’honoraires autorisés, entraînant en cas de non-respect l’exclusion du conventionnement du professionnel de santé en cause ?

     

    Ces pistes pourraient au moins être étudiées et débattues. Mais l’on sait que de telles solutions sont farouchement combattues par les syndicats de médecins. Et l’on n’ignore pas que les gouvernements, de gauche comme de droite, les ont toujours rejetées, comme tétanisés à l’idée d’engager un conflit avec les médecins sur le terrain explosif des dépassements d’honoraires abusifs. Faute de quoi la fracture sanitaire, décalque des fractures sociales et territoriales françaises, se creuse de façon toujours plus inquiétante.



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