• Labyrinthe

    Daedalus

    Labyrinthe

    J'ai parfois l'impression que ce mal -cette maladie- représente toutes les impasses d'un labyrinthe dans lesquelles nous nous engouffrons parfois. Mais pour ne pas nous perdre ou nous faire dévorer par le Minotaure, il nous faut trouver  le bon chemin dans le dédale des sentiments humains. Seuls ceux qui sont en lien avec l'Amour peuvent nous amener à la sortie et à la victoire contre le monstre dévorateur de chair. Mais le Minotaure gronde, cherche à nous déstabiliser, à nous prendre au piège. Il n'est autre que ce monstre que les punitions injustes, les mauvais traitements ont fait jaillir en toi et que la colère a fait surgir en moi. Monstre de culpabilité et de destruction. Il faut l'anéantir, mais comment?

    Nous sommes enfermés dans un lieu dans lequel il est difficile de trouver la sortie. Seul le lien avec notre cœur et notre âme, nous conduira au bout de cette quête. Tous ces raisonnements tortueux, ces apories n'existent que parce qu'ils sont le résultat d'un mental qui manipule, coupé du cœur et des affections chaudes et revigorantes. Ces couloirs inextricables de la pensée, ces enchevêtrements compliqués, ces cavités sinueuses sont les miroirs de nos âmes confuses, se perdant dans les vanités du monde, une gloire sans lendemain ou le pouvoir- passant par la destruction de soi et des autres-. La Vérité et la vraie Beauté se trouvent dans l'Amour, seul chemin qui nous permettra de vaincre le Minotaure et de trouver la sérénité et les plus beaux trésors de l'âme: la paix et l'harmonie intérieure.

     

    LabyrinthePhoto extraite de "Shining" de Stanley Kubrick

    Explication du film "Shining"

    Le miroir du labyrinthe de notre cerveau

    Ces travellings aériens (même lorsqu’ils sont à ras du sol) semblent incarner des flux mentaux, neuronaux. En plus de côtoyer un labyrinthe, l’hôtel lui-même est un labyrinthe, et ce labyrinthe est un cerveau. Pas une bouillie informe et frémissante de matière grise : mais un cerveau « rationalisé », orthogonal, dont la maladive géométrie n’a rien de naturel. Cela dit, cette géométrie n’a-t-elle rien d’humain non plus ? C’est par cette question que nous touchons à la plus forte singularité du film.

    Le miroir de la folie humaine

    Le fonctionnalisme et l’intellectualisme touchent au délire, à la folie. Oui, la folie s’insinue partout ; elle est indissociable de l’intelligence, et n’est pas plus le monopole des fous que la bêtise n’est celui des idiots. Shining pourrait être un film sur la folie qui s’est emparée des hommes au fil de leur civilisation. De fait, certains éléments de l’histoire de cette civilisation sont explicitement évoqués. Les migrants américains ont massacré les peuplades indigènes ; l’Overlook Hotel est construit sur un cimetière indien. La folie n’est donc pas seulement intellectuelle, elle est meurtrière. Les chambres de l’hôtel se dressent comme autant de pierres tombales dans un cimetière dont le faste lumineux voilerait la décrépitude.

    De là à penser que l’homme, ou plus exactement la pensée humaine est une aberration au sein de l’ordre du cosmos, il n’y a qu’un pas. Nul Dieu, nulle transcendance, nulle présence mystique ; les sécrétions de la civilisation humaine s’imposent jusqu’à la nausée, mais sans que soit levé le mystère, sans que se rompe la fascination devant l’impénétrabilité des choses, ni l’effroi qui nous saisit face à cette irréductible étrangeté.

    Liens externes

    Pour réfléchir sur "Shining" de Stanley Kubrick:

    Lien vers l'explication de Shining de Stanley Kubrick

     

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