• Voici un extrait de Psychologie de la motivation, rédigé par Paul Diel, psychologue français, d'origine autrichienne. Dans le chapitre "la banalisation", il explique en quoi cette notion représente une faiblesse maladive, cause de certaines formes de psychoses. Il souligne, dans le passage choisi, l'importance de développer ses dons, ses capacités vitales pour accéder à la joie et ne pas bloquer ses émotions. Celui qui ne fait pas fructifier ses dons peut se rendre coupable devant la vie et sombrer dans la souffrance. Paul Diel met en valeur la notion de mérite personnel dans la capacité à atteindre la joie et l'équilibre intérieur.

    Il me semble que cette analyse ne peut concerner toutes les personnes atteintes de psychose, mais qu'elle peut éclairer certains cas, parce qu'elle est aussi à un appel à la responsabilité de chacun et donc, à notre liberté, qui bien tournée peut nous permettre d'être plus heureux. Développer ses capacités est un principe vital.

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    "  Quelles que soient les capacités reçues, l'homme est soumis à l'impératif, biologiquement immanent de les développer. Il doit ajouter au don le mérite. C'est la tâche de la vie. L'homme jouit de la vie dans la mesure où il remplit cette tâche. La joie de la vie est le sentiment de la force vitale en pleine action, du désir essentiel en libre fonction. Elle est la sensation de l'élan vital dont l'homme est animé, qu'il doit déployer et faire évoluer. Plus grand est le don, plus lourde est la tâche; mais aussi plus profonde est la joie. L'élan de la vie déployé et évolué deviendra le contraire de l'exaltation malsaine: l'enthousiasme à l'égard de la vie, la joie la plus intense, le sentiment d'avoir satisfait la vie et d'être satisfait par la vie. C'est la réussite essentielle, le sort intérieur, indépendamment du sort accidentel et extérieur, sort dont l'homme est le maître ou devrait l'être. C'est la responsabilité devant la vie.

       L'homme devient coupable devant la vie s'il ne prend pas la responsabilité de sa charge. La réussite intérieure -même en cas de succès extérieur- se dégrade alors en défaite intérieure. C'est la coulpe vitale. La vie sanctionne le coupable en retirant le "don" qu'il n'a pas su mériter, en détruisant ses capacités intérieures. L'homme lui-même exécute le verdict légal: il devient son propre exécuteur. En négligeant de développer sa capacité essentielle, son élan d'animation, il le détruit par des voies subconscientes dont la légalité lui échappe. C'est la justice immanente à la vie.

       Le châtiment consiste dans la destruction intérieure sous deux formes: nervosité et banalisation. Par cette destruction intérieure, la capacité à s'enthousiasmer pour la vie est perdue. Elle est remplacée par l'enthousiasme convulsé et angoissé, le tourment de la nervosité, ou par le manque de tout enthousiasme, l'ennui ou le dégoût qui accompagnent toutes les formes de banalisation."

     

     

    Paul Diel, Psychologie de la motivation, éditions Payot et rivages, 2002, pp.209-210

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  • Serge Tisseron est psychiatre et psychanalyste. Il s'intéresse aux différentes émotions qui nous constituent en tentant de distinguer le bon grain de l'ivraie, nos vraies émotions, celles qui proviennent de notre être et les fausses émotions -émotions prescrites ou de proximité- qu'on emprunte à un autre, un parent par exemple.

    Le traumatisme génère le retrait émotionnel

    Aujourd'hui, en Occident,  le retrait émotionnel n'est plus guère le résultat d'une méthode de conditionnement et il se rencontre plutôt comme la conséquence d'un traumatisme. Chacun peut le constater autour de lui. Une victime d'agression fait parfois le récit de ce qui lui est arrivé comme si cela concernait quelqu'un d'autre. Quand on l'écoute, on est frappé par le fait qu'elle ne manifeste aucune émotion. A la limite, plus le traumatisme a été grave, plus cette anesthésie émotionnelle risque de s'imposer. Il en a été beaucoup question à l'occasion du 60ème anniversaire de la libération des camps de concentration. Un rescapé avait recours à l'image d'une dent dévitalisée: pour lui, les survivants des camps avaient l'apparence d'êtres humains, mais ils ne l'étaient plus car quelque chose avait été définitivement tué à l'intérieur d'eux. (p.26)

    L'absence d'écoute des émotions peut entraîner le manque de confiance en soi

    Quand un enfant a grandi dans un environnement peu attentif à ses émotions ou qui en a fait alterner brutalement des contradictoires, il devient souvent un adulte peu sûr de lui. (p.36) Il craint de ressentir des émotions inadaptées ou inconvenantes et de se faire rejeter s'il les manifestait. La fiabilité du partenaire émotionnel que chacun porte en lui dépend de son histoire personnelle. Ceux qui ont bénéficié d'interlocuteurs émotionnels réels, dans leur prime enfance ou à l'âge adulte, ont tendance en revanche à faire confiance à leurs état d'âme.

    Mais il existe une situation plus grave encore que celle où notre entourage ne valide pas nos réactions émotionnelles. C'est lorsqu'il fait tout pour les briser. Cela s'appelle la honte.

    La honte est tueuse d'émotions et conduit à se cacher des choses

    L'amour peut cacher la haine et inversement. Dans la pièce de Victor Hugo Angelo, tyran de Padoue, l'espion qui poursuit une femme de sa haine déclare: "Quand on a tant aimé une femme, et qu'elle vous a humilié à ce point, on n'éprouve pas pour elle de l'amour, oh non, on n'éprouve pas pour elle de la haine, oh non, on la hait d'amour!" Haïr d'amour est possible. Rithy Panh l'illustre tragiquement dans son film S21, la machine de mort khmer rouge: l'un des tortionnaires confie s'être acharné sur une femme et avoir découvert que c'était parce qu'il était en secret amoureux d'elle. Faire honte à quelqu'un peut engendrer l'inaffectivité. La honte atteint le sentiment d'appartenance, sentiment d'être exclu. Elle entraîne alors une confusion et une dissolution de la personnalité, rempart contre les menaces de tous ordres. Cela conduit à un anéantissement psychique: "Identifier cette honte enfouie est d'autant plus important qu'elle peut conduire à s'exclure soi-même." Pour combattre la honte, Charlie Chaplin a beaucoup utilisé l'humour.

    Une autre manière de cacher la honte consiste à cultiver une attitude qui ne lui donne jamais prise. On cultive une sorte de prétention qui nous met hors d'atteinte de tout jugement social. Cela conduit à une forme d'ambition démesurée, d'orgueil et de mépris pour les autres. Ces personnes réagissent de façon totalement démesurée toutes les fois où elles redoutent d'être dévalorisées, même en l'absence de toute menace objective. Elles gardent des traces  d'une identification à ceux qui les ont humiliés. Si la honte reste cachée, la culpabilité peut prendre la première place et ces personnes peuvent éprouver du mépris face à ceux qui les aiment ou les admirent. (p.52)

    La tyrannie des émotions prescrites

    Lorsqu'on nous force à ressentir des émotions que nous n'éprouvons pas, on parle d'émotions prescrites. Certaines émotions que nous ressentons ont été introduites de force à l'intérieur de nous-mêmes. Cela s'appelle la tyrannie des émotions prescrites que l'enfant peut confondre avec les siennes propres. Nombreux sont les enfants qui ont honte de dévoiler les sévices qu'ils ont reçus comme s'ils en étaient eux-mêmes coupables. Ils croient qu'ils en sont responsables, que cela vient d'eux.

    Les émotions de proximité

    Il arrive souvent que l'enfant s'approprie les émotions du parent dont il est proche en croyant que ce sont les siennes. Cela arrive fréquemment lorsqu'une personne est dans une grande dépendance émotionnelle. (p.86) Le drame secret d'un parent peut susciter des émotions indésirables chez l'enfant. Au sein de la famille, pour éviter des situations de secret très pesante, les événements doivent être évoqués mais non racontés dans le détail. Il faut privilégier l'évocation tranquille et apaisée des drames personnels.

    En conclusion, les émotions sont très importantes dans la construction de la personnalité et une mauvaise gestion de celles-ci peut entraîner des troubles psychiques graves. Il faut être capable de distinguer les émotions vraies, des émotions prescrites ou de proximité qui ne nous appartiennent pas et dont il faut pourvoir se détacher pour que notre être profond puisse s'épanouir. Comme l'explique Serge Tisseron, "le temps est une valeur maîtresse du travail psychologique." (p.204). Rien ne doit être imposé, on doit respecter le rythme de l'autre et le sien en faisant preuve d'indulgence.

    Bibliographie

    Vérités et mensonges de nos émotions, Serge Tisseron, éditions Albin Michel, 2005.

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  • "Que j'ai toujours haï les pensers du vulgaire !
    Qu'il me semble profane, injuste, et téméraire,
    Mettant de faux milieux entre la chose et lui,
    Et mesurant par soi ce qu'il voit en autrui !
    Le maître d'Épicure (1) en fit l'apprentissage.
    Son pays le crut fou : Petits esprits ! mais quoi ?
                   Aucun n'est prophète chez soi.
    Ces gens étaient les fous, Démocrite, le sage.
    L'erreur alla si loin qu'Abdère (2) députa
                   Vers Hippocrate (3) , et l'invita
                   Par lettres et par ambassade,
    A venir rétablir la raison du malade.
    Notre concitoyen, disaient-ils en pleurant,
    Perd l'esprit : la lecture a gâté (4) Démocrite.
    Nous l'estimerions plus s'il était ignorant.

    [...]"

    (1)Démocrite

    La Fontaine- Fables  "Démocrite et les Abdéritains", (VIII, 26)

    Dans LE RIRE ET LA FOLIE d'HIPPOCRATE, nous pouvons lire plusieurs lettres écrites par le célèbre médecin. On découvre aussi la véritable histoire du philosophe Démocrite que la cité croyait fou et qu'on voulait soigner. Pourtant, il était sage. La sagesse ne peut se définir que par rapport à la folie des hommes, cette folie qui est méfiance envers les normes, puissance de transgression, sens aigu du relatif,  remise en question du dogmatisme et des certitudes. On y apprend dans ces lettres que le thérapeute, Hippocrate, est moins sage que son patient, qu'il faut donc se méfier des apparences souvent trompeuses et sources d'erreurs. Nous assistons à un triple renversement dans ces lettres le plus souvent dialogiques: le présumé fou, Démocrite, est un grand sage, le thérapeute un ignorant et la normalité, une démence. Démocrite est connu pour son rire moqueur, pour être le patron de la satire, lui qui fut considéré comme un mélancolique.

    Voici l'extrait d'une lettre qu'HIPPOCRATE adresse à  DAMAGETE et qui relate sa rencontre avec Démocrite:

    "Il [Démocrite] attendit un peu avant de répondre: "J'écris sur la folie."

    -Par Zeus, le roi des Dieux, m'écriai-je, quel à-propos et quelle réplique aux accusations de la cité!"

    -De quelle cité parles-tu, Hippocrate? demanda-t-il.

    -Ce n'est rien Démocrite, je ne sais comment le mot m'a échappé, mais qu'écris-tu sur la folie?

    -Que pourrai-je écrire, répondit-il, sinon ce qu'elle est, comment elle advient aux hommes et de quelle manière on peut la calmer? Les animaux que tu vois là, je ne les dissèque pas par haine du divin ouvrage, mais parce que je cherche la nature et le siège de la bile; car c'est elle comme tu le sais qui dérange l'esprit des hommes, lorsqu'elle est surabondante; il est vrai qu'elle existe chez tous naturellement, mais en moindre quantité chez les uns, en abondance chez les autres; est-elle en excès, les maladies surviennent: c'est une substance tantôt bonne, tantôt mauvaise.

    -Par Zeus, m'écriai-je, Démocrite,  tu dis vrai et parle sagement. J'en conclus que tu es heureux de jouir d'une telle tranquillité, qui ne nous a pas été donnée en partage.

    -Mais pourquoi ne vous a-t-il pas été donné d'en jouir? demanda-t-il.

    -Parce que, répondis-je, les champs, la maison, les enfants, les dettes, les maladies, les morts, les esclaves, les mariages et le reste nous ôtent tout loisir.

    Alors, notre homme retombant dans sa position coutumière, se mit à rire aux éclats, à tout prendre en dérision, puis il garda le silence. et moi je repris:

    -Pourquoi ris-tu Démocrite? Est-ce des biens ou des maux dont j'ai parlé? [...]Démocrite, le meilleur parmi les sages, je brûle d'apprendre ce qui te met dans cet état, et pourquoi je t'ai paru risible, moi ou ce que j'ai dit, il faut que, dûment informé, je supprime la cause de tes moqueries, ou bien que convaincu d'avoir tort, tu renonces à tes rires inopportuns. [...]Comment ne pas te convaincre de ton erreur? Ne penses-tu pas extravaguer quand tu ris de la mort d'un homme, de la maladie, du dérangement d'esprit, de la folie, de la mélancolie, du meurtre, voire de choses pires encore? (...)Car tu ris de ce qu'il faudrait déplorer, tu déplores ce qui devrait réjouir; de sorte qu'entre le bien et le mal il n'y a plus pour toi de distinction.

    -C'est fort bien dit, Hippocrate, mais tu ignores pourquoi je ris; quand tu le sauras, je suis sûr qu'avec mon rire tu rapporteras dans tes bagages, pour le bien de la patrie comme pour le tien, une médecine plus efficace que ton ambassade, et tu pourras enseigner la sagesse aux autres. En échange, peut-être m'enseigneras-tu en échange l'art médical, quand tu sauras à quel point les hommes s'intéressent à ce qui n'a nul intérêt, rivalisant d'efforts pour ce qui ne mérite aucune peine et gaspillant tous leur vie à entreprendre des choses risibles."

    Un peu plus loin, on peut extraire plusieurs citations de Démocrite qui explique son rire moqueur, le rire du sage qui comprend l'intempérance des hommes:

    p.91: "Je ris des hommes qui rivalisent de perfidie dans leur machination et dont la pensée est tortueuse. (...) Mon rire condamne chez eux l'absence de tout projet réfléchi."

    P.92: "Car les hommes n'aperçoivent pas le droit chemin de la vertu, ce chemin sans souillure ni aspérité, où l'on ne risque pas de trébucher, mais où nul ne veut s'engager."

    Voici ensuite ce que pense Hippocrate des réponses de Démocrite:

    p.100: "A mes yeux, Damagète, il avait l'air d'un dieu et j'oubliais son apparence extérieure."

    Il répond à Démocrite: "Tu m'as donné de quoi soigner ma pensée".

    En conclusion, nous pouvons dire que c'est Démocrite qui soigne Hippocrate et non l'inverse, car il lui enseigne à mieux déchiffrer le monde et à le comprendre. Pas de meilleur remède pour les Anciens que d'avoir recours à la sagesse pour guérir. Un esprit bien guidé est la meilleur médecine qui soit.

    Antoine Coypel-Démocrite (1661-1722). Tableau présent au musée du Louvre.

     

     

    BIBLIOGRAPHIE

    Sur le rire et sur la folie-HIPPOCRATE, éditions Rivages, 1989, pp.78 et suivante.

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  • CITATION de MICHEL FOUCAULT:

     

    «Jamais la psychologie ne pourra dire la vérité sur la folie puisque c'est la folie qui détient la vérité de la psychologie.»

     

    Si certains souhaitent consulter l'ouvrage gratuitement, celui de Michel Foucault Histoire de la folie à l'âge classique (thèse de doctorat), il suffit de se rendre sur ce lien:

    http://data0.eklablog.com/ae-editions/perso/bibliotheque%20-%20pdf/foucault-%20michel%20-%20histoire%20de%20la%20folie%20a%20l-ag.pdf

    4ème de couverture:

    C'est, en principe, une histoire de la folie qu'on enferme, du Moyen Age au XIXe siècle ; c'est, plus profondément, à travers l'étude de cette structure qu'est l'internement, une tentative pour établir un dialogue entre folie et déraison ; c'est enfin une esquisse de ce que pourrait être «une histoire des limites - de ces gestes obscurs, nécessairement oubliés dès qu'accomplis, par lesquels une culture rejette quelque chose qui sera pour elle l'Extérieur».

    Maurice Blanchot

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  • Les Ames blessées de Boris Cyrulnik (article inspiré de celui du Point, septembre 2014, N°2192)

    Cyrulnik, sa guerre contre la folie

    Dans "Les Ames blessées"; Boris Cyrulnik raconte son combat contre la folie et la naissance agitée de la psychiatrie moderne.

    Qui sont les âmes blessées?

    Les psychotiques, les autistes, les névrosés, les schizophrènes que la société, avant les années 60, abandonnait sans remords à leur sort. Mais le psychiatre français y croit, il pense que ces âmes blessées peuvent être soignées. Il s'émerveille devant la grande plasticité du cerveau humain et de ses possibilités de guérison.

    Qu'est-ce que la résilience?

    Nous savons, grâce à l'éthologie animale, qu'un appauvrissement du milieu modifie l'architecture du sommeil qui cesse de stimuler la sécrétion d'hormones de croissance et d'hormones sexuelles. Boris Cyrulnik évoque la vue de jeunes enfants après la chute du mur de Berlin. L'étrange morphologie de ces enfants, trop petits pour leur âge, aux doigts grêles et à la nuque plate, était la conséquence de l'abandon et non pas la cause. Mais les psychiatres savent que la réorganisation d'un milieu sécurisant pour les aider à se développer peut permettre une véritable évolution et guérison. L'idée de résilience permet de sortir du misérabilisme ambiant. Elle est le fait de renaître de sa souffrance. Boris Cyrulnik l'a vécue lui-même puisqu'il était juif et a failli être déporté, tandis que ses parents sont morts en déportation. L'entraide, la solidarité sont une source bienfaisante et permettent à l'être humain de s'en sortir, alors que lorsqu'il est isolé ses chances de survie sont moindres.

    Question posée à Boris Cyrulnik: l'invention des neuroleptiques fut-elle un vrai tournant?

    Tout à coup, un grand silence s'est abattu dans les hôpitaux psychiatriques, plus de violence, plus de cris. C'était un immense soulagement, mais artificiel. Si les patients ne souffraient plus de délires, ni d'hallucinations, ils n'étaient pas pour aurant guéris Disons que les neuroleptiques ont permis, en ramenant le calme, de commencer à entrer en relation avec les psychotiques et, surtout, de les laisser sortir, d'ouvrir enfin les hôpitaux. Avant cela, un schizophrène qui entrait dans un service psychiatrique, n'en sortait plus...

     

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