• Cet article est extrait du Monde des religions. Je l'ai particulièrement trouvé intéressant pour mieux connaitre le philosophe romain qu'était Sénèque. Il rend vivant le personnage et montre aussi que tout enseignement transmis s'il ne rencontre pas un terrain fécond sera stérile. Sénèque fut le précepteur d'un des pires empereurs romains qui fut: NERON. Mais le philosophe enseigne une philosophie pratique qu'il s'est d'abord appliqué à lui-même, d'où la force de son enseignement.

    Résultat de recherche d'images pour "sénèque"

     

     

    Maître de sagesse

    Une conscience du temps. Sénèque

    Directeur de conscience, précepteur malheureux de l'empereur Néron qui le contraint au suicide, le philosophe romain Sénèque demeure une figure majeure du stoïcisme romain axé avant tout sur la morale et la sagesse pratique. 

     

    «Tous les bustes de Sénèque m'ont paru médiocres, écrit Diderot, [...] sa véritable image, celle qui vous frappera d'admiration, qui vous inspirera le respect, et qui ajoutera à son apologie la force qui lui manque est dans ses écrits. C'est là qu'il faut aller chercher Sénèque, et qu'on le verra. [...] L'Antiquité ne nous a point transmis de cours de morale aussi étendu que le sien » (Essai sur les règnes de Claude et de Néron, 1778). Sénèque passe, de fait, pour une grande figure de la sagesse antique. Mais qui était-il exactement ? Né à Cordoue en Espagne, Lucius Annaeus Seneca, dit « Sénèque » (4-65 de notre ère) est amené enfant à Rome, où la rhétorique et la philosophie lui sont enseignées. Il s'engage alors dans une carrière sénatoriale et suit le cursus honorum : avocat, questeur, puis sénateur. Il acquiert une brillante réputation d'orateur et d'écrivain, au point de susciter la jalousie de l'empereur Caligula : en 39, Sénèque échappe déjà de peu à une condamnation à mort, prémisse d'une relation difficile avec le pouvoir impérial qui a succédé à la république, avec Auguste, depuis l'année 27 avant notre ère. Sous l'empereur Claude, il occupe un poste à la cour et devient ensuite, à la demande d'Agrippine, le précepteur du fils de celle-ci et futur successeur de Claude : Néron.

    Conseiller malheureux

    Lorsqu'en 54, Néron devient empereur, Sénèque est toujours là et joue le rôle de conseiller politique. Après huit années de relative tranquillité, Sénèque est confronté à l'instabilité psychologique de Néron, qui l'écoute de moins en moins et, de plus en plus, n'en fait qu'à sa tête. Dépassé par la folie de l'empereur, il demande à se retirer et à quitter son poste. Il s'éloigne alors de Rome pendant trois ans et se consacre à la philosophie et à l'amitié : c'est durant cette période qu'il écrit nombre de ses traités parmi les plus connus. En 65, son nom se trouve cité bien malgré lui dans la conspiration dite « de Pison » dirigée contre Néron. L'empereur le force alors à se suicider. À l'instar de Socrate, Sénèque se trouve condamné à mort injustement. Comme lui, il boit la ciguë, mais après s'être tranché les veines... L'historien Tacite raconte ainsi, dans un passage très célèbre des Annales (XV, 60-66), la fermeté et le courage de Sénèque dans ses derniers instants (voir encadré) : un moment que de nombreux peintres classiques immortaliseront. L'oeuvre philosophique de Sénèque s'inscrit dans le cadre du courant qu'on appelle le stoïcisme, l'un des courants philosophiques majeurs de l'Antiquité avec l'épicurisme, le platonisme, l'aristotélisme ou le scepticisme. Le mot « stoïcisme » dérive de la stoa Poikilè, un portique à Athènes sous lequel enseignait Zénon, le fondateur grec de la philosophie stoïcienne au IVe siècle avant notre ère. D'abord axé sur la logique et la physique chez les Grecs, le stoïcisme se centre de plus en plus sur la morale et la sagesse pratique, en particulier chez les stoïciens romains comme Sénèque ou, un siècle après lui, l'empereur Marc Aurèle (121-180). Pour ces penseurs, la philosophie n'est pas d'abord un discours intellectuel qui aurait pour but d'expliquer le monde, mais une pratique existentielle qui a pour finalité de se changer soi-même, de vivre mieux son rapport à soi, aux autres et au monde. Un philosophe se reconnaît et se juge non pas à ce qu'il dit, mais à ce qu'il fait, à la manière dont il se comporte face aux événements et aux coups du sort qui peuvent, comme tout un chacun, l'accabler. Dans cette perspective de sagesse pratique, on peut insister sur trois idées directrices de la philosophie de Sénèque.

    La vie comme une bulle de savon

    La première idée sur laquelle il insiste souvent - que ce soit dans la première des Lettres à Lucilius (le nom du jeune homme à qui il dispensait des conseils de sagesse) ou dans le magnifique et court traité intitulé De la Brièveté de la vie (sans doute le mieux pour commencer si l'on n'a jamais lu Sénèque) - est que le temps nous est compté et qu'il passe toujours plus vite que nous ne pensons. À nous, donc, de bien l'employer, de le consacrer à ce qui nous semble le plus essentiel pour la construction de notre vie et à ne pas le perdre dans des occupations vaines : « Vous vivez comme si vous alliez vivre toujours, jamais vous ne songez à votre fragilité, vous ne considérez pas tout le temps qui est déjà passé ; vous le perdez comme si vous aviez un trésor inépuisable, alors que peut-être ce jour que vous donnez à un homme ou à une occupation quelconque est le dernier » (De la Brièveté de la vie, III, 4). Vivre chaque jour comme si c'était le dernier : ainsi résume-t-on parfois cette manière de voir (et de vivre) qui nous fait prendre conscience que nous n'avons qu'une seule vie, que nous ne la revivrons pas et qu'il est donc de notre devoir de l'employer le mieux possible. Contrairement à la plupart des êtres humains qui vivent dans l'inconscience du temps qui passe et se réveillent douloureusement lorsqu'il est trop tard, le sage vit, selon Sénèque, dans une conscience aiguë du temps qui rend possible une intensification de l'existence dans la considération même que celle-ci peut éclater comme une bulle de savon à tout instant. La deuxième idée sur laquelle insiste souvent Sénèque est celle de la maîtrise de soi. Les stoïciens mettent en effet au centre de leur dispositif éthique la volonté, cette faculté liée à la raison qui permet de relier l'homme au cosmos, c'est-à-dire à l'ordre de la nature. L'homme doit construire sa vie et non la subir, il doit faire primer la maîtrise intérieure sur la passivité à l'égard de l'extérieur. La sagesse est ainsi une tension éthique permanente qui rend possible une construction de soi : « Que l'homme ne se laisse pas corrompre par les choses extérieures ni dominer par elles et n'admire que lui, qu'il se fie à son énergie et se tienne prêt à toute éventualité ; qu'il soit l'artisan de sa vie ; que sa confiance n'aille pas sans quelque science, sa science sans fermeté : que ses décisions une fois prises soient sans appel et ses décrets sans rature » (De la Vie heureuse, VIII, 3). Sénèque insiste ainsi sur la « constance du sage » par opposition à l'inconstance et à l'instabilité de la plupart des hommes, ballotés et malmenés par les circonstances, à la fois par manque de volonté et par manque de raisonnement.

    Arracher le masque

    C'est pour cette raison - troisième idée - que le sage doit mépriser la douleur et la mort, comme l'a fait Sénèque lui-même lorsqu'il s'est tranché les veines devant Néron. Il faut aller au-delà des apparences et arracher aux choses leur « masque » pour les voir telles qu'elles sont : « À quoi bon me montrer ces glaives, ces flammes et cette foule de bourreaux qui gronde autour de toi ? Supprime cet apparat sous lequel tu te caches et qui effraie les faibles d'esprit : voilà, tu es la mort ; et il y a peu mon esclave, ma servante n'ont eu pour toi que du mépris. [...] Abandonne tous ces objets qui nous épouvantent ; fais taire les gémissements, les cris, les hurlements que poussent les malheureux en proie à la torture. Ce n'est que de la douleur [...]. Elle est légère, si je peux la supporter ; elle est brève si je n'y parviens pas » (Lettres à Lucilius, XXIV). Puissance de la raison sur l'imagination. Sénèque aura ainsi profondément contribué à forger, à travers ses écrits philosophiques, la figure du sage en Occident et les derniers instants tragiques de sa vie ont pu encore montrer le fait que la vérité de l'existence d'un philosophe (et de toute existence) se joue lorsqu'il est confronté à la mort - la sienne ou celle de ses proches. En nous rappelant à la brièveté de notre vie, à la façon dont nous employons notre temps, notre raison et notre volonté, il nous rappelle tout simplement à nous-mêmes et nous invite à vivre plus éveillés et plus conscients. Bref, à nous réapproprier notre existence ici, maintenant et à chaque instant. 

     

    Chronologie

    L'histoire romaine se divise en trois grandes périodes : la monarchie, la république et l'empire. La monarchie va de la fondation légendaire de Rome de 753 à 509 avant notre ère, où le septième (et dernier) roi de Rome, Tarquin le Superbe, est chassé de son trône par une révolte qui instaure la république. La république dure de 509 à 27 avant notre ère, quand Octave devient empereur sous le nom d'Auguste. Commence alors l'empire, de 27 avant notre ère jusqu'à la chute de l'Empire romain d'Occident, sous les coups de boutoir des invasions barbares en 476 de notre ère. La dynastie dite des « Julio-Claudiens » est la première à avoir régné sur l'Empire romain après la fin de la république. Cette dynastie comprend (par dates de règne) : Auguste (27 avant notre ère-14 de notre ère), Tibère (14-37), Caligula (37-41), Claude (41-54) et Néron (54-68). Jules César (le père adoptif d'Auguste) peut être considéré comme le premier de la dynastie des Julio-Claudiens même si le titre d'imperator avait avant tout, pour lui, une signification d'ordre militaire et non politique.

    La mort de Sénèque selon Tacite

    « Sénèque prit en vain ce breuvage [la ciguë] : ses membres déjà froids et ses vaisseaux rétrécis se refusaient à l'activité du poison. Enfin, il entra dans un bain chaud, et répandit de l'eau sur les esclaves qui l'entouraient, en disant : "J'offre cette libation à Jupiter Libérateur." Il se fit ensuite porter dans une étuve, dont la vapeur le suffoqua. Son corps fut brûlé sans aucune pompe, il l'avait ainsi ordonné par un codicille, lorsque, riche encore et tout-puissant, il s'occupait déjà de sa fin. » (Tacite, Annales, XV, 66)

    À lire

    Entretiens. Lettres à Lucilius Sénèque. Édition intégrale des écrits philosophiques (Robert Laffont, « Bouquins », 1993)
    De la Brièveté de la vie Sénèque. Nouvelle traduction (Payot, « Rivages Poches », 2016)
    Sénèque ou la conscience de l'empire Pierre Grimal (Fayard, 1978)

    Henri de Monvallier Professeur agrégé de philosophie, il a notamment publié Le Musée imaginaire de Malraux et Hegel (L'Harmattan, 2011) et Blanchot l'obscur ou la déraison littéraire (avec Nicolas Rousseau, Autrement, 2015).

     

    Lien vers l'article

    http://www.lemondedesreligions.fr/papier/2016/81/une-conscience-du-temps-seneque-28-12-2016-6014_232.php

    Yahoo!

    votre commentaire
  • Vous verrez une vidéo du court roman LEGENDES d'AUTOMNE de Jim Harrison, dont a été tiré le film du même nom. mais à ma grande surprise en lisant le roman, Jim Harrison évoque un séjour de Tristan à l'hôpital psychiatrique, complètement gommé dans le film. Voici une vidéo qui reprend dans les grandes lignes l'histoire du roman, sensiblement différente du film, avec des résumés et des citations. La folie et le côté sauvage sont associés dans l'étymologie du mot "folie". Ces deux aspects fascinent autant qu'ils dérangent.

     

    Yahoo!

    votre commentaire
  • La Finlande a mis en place une politique volontariste pour permettre aux SDF de trouver et d'assumer un logement. C'est en particulier le cas des malades mentaux abandonnés à la rue. Ils ont réussi à leur fournir un logement et à leur procurer des soins tout en respectant leur humanité.  Pourrait-on s'en inspirer en France ? Traduction d'une partie de l'article ci-dessous :

    Sur le site du premier hôpital psychiatrique finlandais, à Lapinlahti, dans l'ouest d'Helsinki, l'Association Alvi gère une unité d'hébergement pour 23 résidents souffrant de graves problèmes de santé mentale. Une équipe de 11 personnes travaillent 24 heures sur 24 sur le site, ce qui coûte à la ville 140 € par résident par jour. Pourtant, ici aussi, le principe de l'autonomie et de l'autosuffisance repose sur le principe du logement.

    Les résidents planifient leurs activités, y compris une tournée de magasinage et de cuisson. Ils paient tous le loyer pour leurs appartements et ont des contrats de location normaux qu'ils doivent honorer.

    «Ce sont leurs maisons», explique Juha Järvinen, directrice de l'association. «Nous travaillons chez eux, ils ne vivent pas dans notre milieu de travail. Lorsque vous laissez de l'espace pour [eux] de décider quel genre de vie ils veulent et comment l'obtenir, ils prennent le contrôle. Notre rôle est juste de leur faire comprendre les possibilités. "

    Housing First a ramené la population de sans-abri finlandaise à moins de 7 000 habitants. La majorité des sans-abri - environ 80% selon M. Kaakinen - restent chez des amis ou des parents.

    «C'est un résultat étonnant», explique Matt Downie, directeur de la politique et des affaires extérieures de Crisis. «Le problème des sans-abri était plus grand que nous.» Le Royaume-Uni pourrait-il suivre son exemple? M. Downie est sceptique. «Nous avons un système qui est exactement le contraire de Housing First. En Finlande, ils ont fait un choix stratégique [pour ce faire]; Qui leur a permis de tout changer. "

    Les chiffres sont impressionnants, mais c'est dans les histoires individuelles que l'on peut voir le succès du modèle finlandais. Matias Toivonen n'a jamais rêvé d'avoir son propre appartement, et encore moins de planifier des voyages à l'étranger, comme c'est le cas aujourd'hui. Ses années passées dans la rue ont laissé leur empreinte, dans des yeux encapuchonnés et des dents manquantes. Mais il rit tout en parlant. «Je n'imaginais pas que ma vie serait aussi bonne», dit-il.

    On peut lire la suite de l'article ici :

    http://www.insidehousing.co.uk/how-finland-fixed-homelessness/7017628.article#

    On peut le traduire à l'aide de Google traduction :

    https://translate.google.com/?hl=fr

    Yahoo!

    votre commentaire
  • EMOPHANIE: manifestation des émotions.

    Voici une vidéo intéressante à ce sujet, une façon de voir la maladie autrement:

     

     

     

    Yahoo!

    votre commentaire
  • Extrait d'un article de la revue cairn :

    Hitler envisage déjà un programme plus vaste de suppression des malades mentaux, alors qu’il ne prévoit pas encore la destruction physique des Juifs. Le premier meurtre de nature génocidaire est perpétré dans le Reich, sur des citoyens allemands, dans le cadre d’une politique d’hygiène raciale négative, mais aussi pour répondre à un besoin économique. À l’automne 1939, Hitler signe de sa main – et c’est le seul document concernant un meurtre de masse signé par lui – un texte donnant à Brandt et à Bouhler mandat pour déclencher, sous le prétexte d’euthanasie, l’élimination des porteurs de « maladies incurables ». Il donne son sens à ce document en l’antidatant du 1er septembre 1939 – ce qui lie la guerre à ce projet. Cette décision a pour but de libérer des lits pour les blessés de guerre. Elle a également l’avantage de réduire la charge économique que représente pour l’État l’hospitalisation des malades mentaux. Hitler signe ce document pour éviter les difficultés qu’entraîneraient pour le ministère de la Justice des meurtres anarchiques dans les asiles d’aliénés.

    40

    Le 21 septembre, le ministère de l’Intérieur recense tous les asiles du Reich où sont hospitalisés des malades mentaux, des épileptiques et des faibles d’esprit et ceux-ci sont enregistrés dès le 9 octobre. 20 % des lits doivent être libérés, soit 65 000. Cette décision est fondée sur une estimation : sur 1 000 Allemands, 10 nécessitent un traitement psychiatrique et 5 sont hospitalisés ; sur les 5, un doit être inclus dans le programme d’élimination. Dès octobre, la SS est incorporée dans le processus de destruction, mais celui-ci demeure – et c’est un cas unique dans le vaste système d’extermination des nazis – initié par la chancellerie du Führer. À Berlin, au 4 Tiergartenstrasse, est installée une « Communauté de travail du Reich pour les asiles » chargée de distribuer les questionnaires, de les adresser dès réception à un comité d’experts, puis à deux super-experts qui prennent la décision finale pour chaque dossier sans jamais avoir vu la personne concernée. Cet organisme centralisateur, baptisé par acronymie du nom de code T4, envoie ensuite aux directeurs d’asile la liste des patients à transférer [23][23] Sur l’opération T4, les ouvrages de référence sont :.... Il est également chargé de gérer les aspects financiers de l’opération. La T4 dépend de la chancellerie du Führer et du ministère de l’Intérieur, mais certains experts sont des médecins SS. Une société de transports appartenant à la SS est chargée de transférer les personnes sélectionnées vers des centres intermédiaires, des hôpitaux où elles attendent quelques semaines avant d’être envoyées dans les centres de mise à mort. Six « instituts d’euthanasie » sont installés dans le Reich, chacun sous la direction d’un médecin SS : Brandenburg et Grafeneck, qui fonctionnent dès janvier 1940 ; Hadamar et Sonnenstein à partir de mai ; Bernburg, en septembre ; enfin, Hartheim où est installé en janvier 1941 le personnel de Grafeneck après la fermeture de ce centre. Après quelques tâtonnements, une procédure uniforme est adoptée : les victimes dévêtues sont conduites dans une salle de douche fictive où elles sont gazées par du monoxyde de carbone diffusé par les pommeaux de douche et provenant de bombonnes placées dans une pièce voisine. Les cadavres sont ensuite incinérés dans des fours crématoires. La cause du décès est camouflée et un avis de décès est ensuite envoyé aux familles. Ce camouflage a pour but de prévenir un effet démobilisateur de la population allemande alors que le régime veut maintenir l’élan guerrier du peuple. S’il y a parmi les familles – même parmi les membres du parti – et dans les Églises des résistances, celles-ci contribuent seulement à faire interrompre cette opération criminelle en août 1941, alors que le quota prévu est dépassé : plus de 70 000 personnes assassinées, toutes des citoyens allemands, les asiles ayant été dans les années précédentes « épurés » de leurs pensionnaires juifs. Ce meurtre de masse démontre la capacité du peuple allemand à accepter une politique d’extermination, pourvu qu’elle soit expliquée. Il a en outre valeur d’expérimentation tant dans la formation des tueurs que dans la mise au point des techniques de mise à mort.

     

    Lire la suite :

     

    https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-de-la-shoah-2007-1-page-15.htm

     

    Yahoo!

    votre commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires